The real folks blues

Des fois tu te dis que si tu prenais un pompe, que tu le chargeais et que tu t’envoyais une bastos en pleine tronche, ça ferait moins mal, et, qu’en plus, ça serait vachement moins salissant. Parce que là, j’ai mal à mon Cowboy Bebop.
1, 2, 3,…, let’s jam !

J’aime les femmes qui me tabassent !

Perso, c’est celles qui ont un flingue qui me posent problème. Chais pas pourquoi, mais les armes me provoquent des poussées de saturnisme. Une histoire de plomb, faut croire.
Par contre j’ai rien contre les lesbiennes qui lisent Leathermen. Au contraire.
Sauf que ça casse le personnage. Et que ça s’applique à tous les personnages.
Donc Faye Valentine devient lesbienne, sans que ça aide l’histoire, d’une manière ou d’une autre. Spike Spiegle passe d'un gars torturé à un type arrogant sans envergure. Jet Black perd sacrément en carrure. Et Ein devient un crétin en laisse. Je passe sur Vicious, qui est nul à chier, et sur Julia qui est au-delà de « dénaturée ».
Si au moins l’histoire avait un peu de profondeur et n’était pas particulièrement prévisible, pourquoi pas. Mais là, c’est juste raté.

Oubliés les séances de vague à l’âme de Faye, ou les sarcasmes de Spike lorsqu’il se fait botter le cul. Les personnages sont fades et leurs interactions bien peu intéressantes.
Les scénaristes n’ont pas l’air d’avoir la capacité à pondre des personnages un tantinet complexes. Les caractères sont simplistes et univoques. Netflix, en somme, diront les mauvaises langues.
Et elles auront sûrement raison.

He turns my life into a bad country song

De temps en temps on tombe sur un film, ou une série, qui est plutôt mal, voire très mal, écrit, ou écrite. Mais du point de vue technique cela peut être une réussite. Les décors peuvent être de qualité, les fonds verts très peu visibles, les effets 3d très esthétiques, les cadrages très pertinents. Et, surtout, la mise au point précise.
Mais là, il faut dire que ce qui est : Cowboy Bebop est flou !
Chez Netflix on n’est même pas capable d’imposer aux studios partenaires de recruter un mec qui sait se servir d’une bague de mise au point. Il faut être lucide, vu les sommes engagées pour ces tournages, personne ne travaille avec un autofocus plus ou moins fiable. Il va plutôt s’agir de mise au point manuelle pour lesquelles on prend le temps de réfléchir. Le cadrage et la mise au point sont aussi importants que la colorimétrie. Visiblement tout le monde n’est pas au courant. Ce qui interroge.
En plus ces enfoirés sont radins. Les objectifs qui ont été utilisés souffrent de « focus breathing ». Les producteurs n’ont même pas eu l’idée d’acheter ou de louer du matériel de cinéma digne de ce nom. Ils ont préféré porter leurs choix sur du matos bas de gamme, à peine bon pour des vidéos Youtube.

Quitte à sauver le monde, autant le faire avec style ?

On sera honnête, pour une fois, bande de mauvaises langues. Il y a quelques bonnes blagues. De temps en temps un plan est bien foutu. La musique issue de l’animé ou du film est correctement utilisée. Par contre celle écrite exprès pour la série live est très faible.
La série peut plaire à un public peu exigeant ou qui ne connaît pas la version japonaise. La subtilité, la complexité des personnages, la nuance ont disparu dans la version Netflix.
Avec un peu de chance, on n’aura pas droit à une saison 2.

エドワード・ウォン・ハウ・ペペル・チブルスキー4世

Pour Ed, ça va être rapide.
Nooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et pour Ein, ils sont deux !
Si vous comprenez pas la blague, allez vous faire foutre. J’ai plus de patience !

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